Voulez-vous enregistrer votre mot de passe ?
avril 15, 2026
2 minutes de lecture
Comptes professionnels, messageries, VPN, outils SaaS, informations bancaires… chaque identifiant devient une porte d’entrée exploitable pour mener une attaque sur tout un système informatique. Les infostealers s’inscrivent pleinement dans cette logique. Discrets, industrialisés et massivement diffusés, ils transforment chaque utilisateur en cible potentielle. Leur objectif n’est pas de bloquer un système, mais de collecter ce qui a le plus de valeur aujourd’hui : vos accès.
Quels sont les principaux vecteurs d’infection ?
- Téléchargement de fichiers piégés
- Campagnes d’hameçonnage
- Extensions de navigateur (add-ons) malveillantes
Une fois installés sur votre système (ou en mémoire pour les versions fileless), les infostealers :
- Extraient les mots de passe enregistrés dans tous vos navigateurs
- Récupèrent les cookies de session (permettant parfois de contourner le MFA)
- Capturent des informations système et des données applicatives
- Exfiltrent le tout vers des serveurs contrôlés par les attaquants
Ces données alimentent ensuite un véritable marché clandestin des accès, où des comptes prêts à l’emploi sont revendus pour mener d’autres attaques (fraude, espionnage, déploiement de rançongiciels…).
Qui est concerné ?
Tout le monde. Néanmoins, certaines situations présentent un niveau de risque plus élevé. Les organisations reposant sur des outils cloud sont particulièrement exposées, car la compromission d’un seul compte peut ouvrir l’accès à un grand nombre de ressources sensibles. Les profils disposant d’accès critiques dans l’IT, la finance ou les fonctions de direction constituent également des cibles privilégiées. Enfin, les indépendants et les professionnels qui mélangent usages personnels et professionnels s’exposent davantage, faute de cloisonnement entre leurs environnements.
Comment réduire concrètement les risques ?
- Déployer un gestionnaire de mots de passe (et éviter le stockage navigateur)
- Activer le MFA , idéalement avec des méthodes robustes (applications ou clés physiques)
- Surveiller les accès (connexions anormales, nouveaux appareils)
- Maintenir les postes et logiciels à jour
- Sensibiliser aux risques liés à l’hameconnage
- Limiter les extensions navigateur et contrôler leur provenance
- Segmenter les usages (comptes et environnements pro/perso distincts)
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